Rencontre avec O. Josso-Hamel pour la sortie de « Au Travail #2 »

Rencontre Samedi 4 février à 18h à La Charrue avec l’auteur treffiolais Olivier Josso-Hamel pour la sortie du second volume de « Au Travail » (revue de presse : at2revp )

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Au travail, second du nom ? Donnant suite au jet d’encre du volume inaugural, Olivier Josso-Hamel étend ici son exploration autobiographique. Parti d’un feu orange haut en symbole comme en couleur, il enrichit ses nouvelles planches d’un vert complémentaire, teinte végétale pétrie d’espoir. Toujours sur le même papier radiographique qu’il imprégnait enfant, il poursuit son questionnement sur la bande dessinée et les fondements de sa propre pratique.

Dans ce deuxième opus, un trait précisé sert une lettre soignée : à travers les figures de son passé, Josso-Hamel interpelle au présent les délicates mouvances de la mémoire et du regard. L’adulte y revisite le jeune garçon qui, au sein d’un matriarcat affectueux mais silencieux, pistait les images pour combler l’absence. Car tel un fantôme, la question de « l’Homme » hante l’auteur, et pour cause : un père disparu peut en cacher d’autres… Afin d’éclairer ces mystères, Josso-Hamel enquête, en vue d’équilibrer ses racines masculines & féminines. Des origines populaires le mènent jusqu’au Saint-Nazaire de l’après-guerre, dans un « bungalow » mythique où la grande histoire rejoint la petite. Quand jadis, la reconstruction sociale se nourrissait d’unité, de solidarité et de bibliophilie, l’écho des réfugiés d’hier résonne jusqu’à aujourd’hui. L’auteur remonte le temps, au fil duquel les pièces manquantes d’un pudique puzzle se dévoilent par à-coups. Non sans frictions, il y mêle ses propres souvenirs et interrogations : lorsqu’un repas du midi tourne au cauchemar, une gifle saisit le petit Olivier pour lui révéler, bien plus tard, certaines réalités.
La bande dessinée et sa part d’inconscient sont ici vivement convoquées : après La Mauvaise Tête de Franquin du tome 1, ce volume 2 rend un hommage personnel à L’Île Noire de Hergé, pour s’achever en un lieu idoine avec Dubout, Sempé, Reiser et Bretécher. Vaste chantier conceptuel à l’empreinte singulière, Au travail nous transporte au coeur de pages à double charge, où l’introspection sensible épouse l’hypnose graphique.

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