Veillée Contée à La Charrue Mercredi 12 Nov.

Dans le cadre des veillées contées de Bretagne qui se déroulent tout le mois de novembre et dans toute la Bretagne pour la dixième année, le conteur Yann-Bêr Quirrion sera présent à La Charrue à partir de 20h30.

veilleQu’est-ce qu’une veillée contée ?

Les Veillées contées de Bretagne initiée par l’institut Culturel de Bretagne doivent beaucoup à une vieille dame, Albertine Dagand, qui voulait partager avec nous la générosité du monde où elle avait vécu.
La veillée telle que nous vous la proposons est un instant d’échange où peuvent venir conteurs, chanteurs, musiciens confirmés ou bien artistes d’un soir pour offrir un peu de beauté, de plaisir, de bonne humeur auprès d’un conteur et d’un musicien qui ne sont là que pour mettre en valeur la richesse des univers proposés par chacun.
Cette veillée est un moment tourné vers l’avenir, vers un monde où il fait bon vivre ensemble.
Mettez-vous à l’aise devant un verre, ouvrez bien vos oreilles, et si la langue vous démange n’hésitez pas, nous sommes là pour passer une bonne soirée.
Venez partager contes, chants, musique, toute une culture populaire riche bien vivante.

Il n’y a pas de programme pour les veillées. C’est la surprise, les conteurs, musiciens, chanteurs viennent en passant et interviennent parmi les autres conteurs. Nous sollicitons les artistes locaux et après, ils viennent ou ils ne viennent pas.
Il suffit d’être certain de la présence d’au moins un conteur, de communiquer et d’avoir de la chance…
Toutes les formes de paroles sont les bienvenues, toutes les formes de contes, mais aussi poésies et anecdotes.

Ces veillées sont nées il y a dix ans.
Je pense que c’est Albertine Dagand, une vieille dame très active et très généreuse bénévole de la section oralité de l’Institut Culturel de Bretagne qui en a eu l’idée.
Sont but était de faire renaître les veillées traditionnelles.
Elle était très attachée à la culture orale et elle a aussi été la cheville ouvrière de l’Annuaire des conteurs de Bretagne publié par l’ICB en 2002.
Elle voulait que les différentes structures à la recherche d’un conteur puissent avoir une idée de ce qui existait en Bretagne de conteurs, associations de conteurs et lieux de diffusion du conte et autre festival. 140 conteurs ont dû être répertoriés à l’époque mais la liste n’était pas exhaustive.
Albertine Dagand est décédée en octobre l’année dernière.

En Loire-Atlantique, cette initiative généreuse des veillées a été relayée peut de temps après sa création par l’association Bretagne plus et la compagnie dika daka.
Très vite nous sommes arrivés à une dizaine de veillées accueillies et organisées par des communes et des structures différentes d’année en année.

D’un regard tendre sur le passé, ces veillées sont devenues porteuses d’avenir, un lieu d’échange, de communication, toujours avec la générosité que portait leur initiatrice.
C’est la participation des personnes à l’assemblée qui en fait sa richesse, ça ne coûte rien, ça ne rapporte rien, c’est juste le plaisir d’être ensemble et de découvrir et faire découvrir des œuvres et des personnes. Chacun peut apporter une histoire.

Yann-Bêr Quirion

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Ciné-débat pour la journée internationale de la femme rurale Mer. 15 Oct. à La Charrue

La Charrue et un groupe de femmes du castelbriantais vous invitent le Mercredi 15 Octobre à partir de 20h à la projection du documentaire « A ma place » suivi d’un débat animé par Soizick Rouger, salariée agricole à Fercé et Emilie Serpossian, animatrice au sein du CIVAM 44.
femmes« A MA PLACE » est un documentaire collectif réalisé dans le cadre d’un atelier d’éducation populaire à l’image et au cinéma documentaire où cinq agricultrices échangent et s’interrogent sur leur place de femme dans le milieu agricole.

« Réalisé avec le soutien du Civam du Haut Bocage de Mauléon du printemps 2007 au printemps 2010, nous nous sommes réunies de manière fréquente à l’initiative. Au début nous avons échangé sur notre métier d’agricultrice. Puis l’envie est née de partager nos expériences et nos questionnements. S’est présentée la possibilité d’en faire un film. »

Ainsi c’est dans le cadre d’un atelier d’éducation populaire à l’image et au cinéma documentaire que ce film a été réalisé.

Xavier Montero, vernissage expo le jeudi 11 septembre à La Charrue

Le jeudi 11 septembre, à partir de 20h00, Xavier MONTERO, artiste peintre nantais sera en vernissage à La Charrue. venez découvrir ses œuvres et échanger avec lui. Il sera en expo jusqu’au 14 Octobre.

artiste_1538d255e2a5e1139272b8f089dd9caaa52c28cf65Né en 1972 à Nantes, d’une mère Espagnole et d’un père Péruvien, il fait des Etudes d’Arts Plastiques à la faculté de Rennes, il passe une dizaine d’années à chercher, expérimenter diverses techniques et matériaux. Son envie de travailler sur l’origine et l’identité le guide vers un projet de voyage sur la terre de ses ancêtres. Un périple familial de 7 mois en 2006 en Amérique Latine (Pérou, Bolivie, Equateur, Argentine) va être l’élément moteur de son exploration actuelle.​

monteroLa nature reprend très vite ses droits !

Dans l’idée de vouloir assumer cette règle, son travail s’aiguise et prend lentement racine, se développe et pousse au gré des directions perçues. En réalisant un périple de 7 mois en Amérique du sud en quête de racines familiales, culturelles il  réalise tout d’abord un long travail photographique et ensuite un carnet de voyage évoquant sa personne en tant que témoin (observateur et observé). Une façon de se représenter soi même afin de se voir comme un pion et d’y retrouver un sens identitaire. Ce carnet de voyage a donc pris une tournure de journal intime. Afin de se libérer de cette idée, il entame une démarche liée aux règles du « Street Art. »

Son choix d’outils tout d’abord pour but d’être spontané et efficace. (bombe, pochoir). L’idée est de vouloir recouvrir un lieu habité par l’histoire et d’y laisser une emprunte personnelle et probablement éphémère. Il s’approche doucement de la nature. Si l’homme marque son empreinte dans l’histoire, la nature la recouvre physiquement. Nous sommes liés par une loi que nous subissons et que nous faisons subir à notre tour. Une des règles des « grapheurs » est celle d’autoriser à l’autre à le recouvrir. Le masquer ne l’aide qu’à mieux renaître, chercher à voir des lieux difficilement praticables (hauteurs d’immeubles, tel des végétaux cherchant l’oxygène). Suite à cette expérience, s’approcher de ce qui est organique est devenu indispensable. L’utilisation de pigments, de liant naturel et de supports naturels ( sacs de jutes, draps, lin) se sont avérés nécessaires. Le châssis à disparu afin de valoriser le support dans ses qualités physiques.

« J’ai élaboré un travail pictural sur le corps afin d’aborder la relation de l’homme en tant qu’être et en tant qu’objet. En confrontant ce travail à la nature et en le laissant être absorbé par elle, j’ai la volonté de vouloir à mon tour confronter mon travail pictural à la nature elle même. »​

Parcours et expositions :

2013
– Galerie de Arte (Nantes)
– février/ mars: Vision des créateurs. Nantes

2012
– Exposition permanente à la Galerie « Au quai Dock »
( Lisieux – 14)
– Exposition permanente à la Galerie Art Generation
– Exposition Nouvel accent, Nantes, Cosmopolis

2011
– Septembre : « Jardin des arts » (la Chapelle sur Erdre – 44)
– 1e au 15 Aout :Exposition collective au Croizic:’ Escal’art’
– 1 au 15 juillet : Exposition « Peintures comme une » (la Gacilly – 35)
– Juin : Exposition « une pierre trois coups » (au vieux bourg de Nozay – 44)
– 2 au 4 juin : Exposition à la Foire aux croûtes » (Brest – 29)
– mai juin : Exposition au Parc Floral – Paris 12ème
– 15 au 17 avril : « L’Art prend l’air » ( portes ouvertes d’ateliers d’artistes -Nantes)
– 9 avril : Exposition privée « Toc, toc, toc, l’art s’invite » (Guérande – 44)

2010
– Exposition permanente à la Galerie « Au quai Dock » ( Lisieux – 14)
– Février 2010 : Exposition « Peintres d’ici et d’ailleurs » (Le Croisic – 44)
– 13 et 14 Mars inauguration de notre atelier, dit « Ateliers 28 » ( Roche Maurice, Nantes-44)
– 20 Juin : Exposition « une pierre trois coups » (au vieux bourg de Nozay-44)
– 12 Septembre : « Jardin des arts » (la Chapelle sur Erdre-44)
– 7 Novembre : Vide atelier au MIN (Nantes-44)
– 13 Novembre : Exposition privée « Toc toc toc, l’art s’invite » (Guérande-44)
– Novembre/ Décembre : Exposition à la Galerie « le rayon vert » (Nantes-44)

2009
– Février : Foyer jeunes travailleurs Nantes
– Mars 2009 : Exposition à la Galerie Art de Loire (St Florent le Vieil – 49)
– Avril 2009 : Exposition au Pannonica- (Nantes – 44)
– Mai 2009 : « L’Art prend l’air » ( portes ouvertes d’ateliers d’artistes-Nantes)
– Août 2009 : Exposition à la mairie de la Turballe (44)
– Octobre 2009 : Salon d’Art à St Aignan de grand lieu (44)
– Décembre 2009 : Exposition Galerie « Au quai Dock » (Lisieux – 14)
– Décembre 2009 : Marché de Léon – Square Daviais à Nantes (44).

2008
– 6 janvier au 29 Février : Exposition Galerie Art de Loire (St Florent le Vieil – 49)
– 29 et 30 Mars 2008 : « Festival d’Art des Créateurs de Pays de Loire » (invité)
– 07 et 08 Avril 2008 : « Vid’Atelier » à l’église du vieux bourg de Nozay (44)
– 11 au 13 Avril 2008 : « L’Art prend l’air » (journées portes ouvertes d’ateliers d’artistes)
– Mai : Expo au siége social du Groupe Brémond (Vigneux de Bretagne)
– 17Juin au 22 Août : Exposition Galerie Art de Loire (St Florent le Vieil – 49)
– Juillet et Août : Marché artisanal de Piriac
– 17 au 26 Juillet : « Expo en Liberté » à La Baule Escoublac (44)
– 8 au 18 Août : « Mesqu ‘ Art » à Mesquer(44)
– 1er au 30 septembre : « site de la Cantrie » (St Fiacre sur Maine-44)
– 19,20 et 21 Septembre : « Expo Espace Jean Clareboudt » (La Chapelle Basse Mer – 44)

​2007
– Création du collectif : « l’arête inutile ».
– Avril : « Vid’ Atelier » Eglise du vieux Bourg de Nozay.
– Juin : Montmartre à Clisson (prix du stand)
– Juillet : Clisson « Galerie du minage »
– Novembre : expo à « la Guinguette » restaurant (Trentemoult- Rezé- 44)
– Décembre : Site de la Cantrie (St Fiacre sur Maine-44)

1993 à 1996 : Faculté d’Arts plastiques Rennes

Interview Annie Lam le vendredi 12 septembre à La Charrue

A la Charrue, Makina Voice en représentation avec Arthur Narcy et Annie Lam, le vendredi 12 Septembre à partir de 21h.

makinaAnnie Lam et le lieu où elle réside, Gravotel à Moisdon, prennent une place interlope dans le paysage castelbriantais. Pourtant, depuis 20 ans, Annie Lam est une artiste reconnue qui ne cesse d’inventer et réinventer des formes d’expressions artistiques qui ne peuvent laisser le spectateur sans émotion. La Charrue vous propose donc de venir la découvrir dans une performance musicale nouvelle. elle a bien voulu répondre à nos questions pour vous donner un petit avant-goût de son art

exces-annie-lam-flv_1sptq_q0bnj« La Charrue : _ Tu passeras avec Arthur Narcy à La Charrue le vendredi 12 Septembre, peux tu nous présenter un peu ce que vous ferez ?

Annie Lam : _ Pour le 12 septembre, nous présenterons une variation d’un double solo et duo, que nous avons intitulé « Makina Voice » pour 2 raisons. La première est qu’Arthur, jouera de la drums associée à l’électro, et la seconde, serait d’entendre Makina Voice comme celle qui tend insidieusement à nous empaumer, et nous réduire au statut d’objet. Pour ma part, je tente une danse révolutionnaire, évolutive, et transcendantale, en partant d’un état de soumission, vers une délivrance conjecturale. Pour « la Charrue », notre duo sera réduit en place et installation, laissant une plus grande part à la musique.

La Charrue :Ca fait combien de temps que tu te produis comme ça ?

Annie Lam : _ « Makina Voice » se produit pour la seconde fois, la première a eu lieu au festival « Millefeuille » à Nantes en mai 2014. Comme toutes les performances que je présente, celle-ci est une version adaptée au lieu, au public, aux conjonctures actuelles. Je suis plasticienne avant tout, diplômée des beaux Arts de Rennes en 1995, et travaille avec tous les supports qui me sont accessibles: danse, installation, vidéo, dessin, peinture…etc….Je me considère comme artiste émergent, surfant en contre culture depuis 20 ans. Mon intérêt artistique est de mettre en relief les travers de l’intelligence humaine, perversions oblige, pour en extraire des valeurs obsolètes et en anoblir d’autres telles que la faculté de transcendance, ou de résilience; et atteindre un unique désir, celui de la liberté. Pour se faire, je n’hésite pas à partir du laid, de l’obscur, de l’invisible, transmutant les valeurs au gré des moeurs libertaires, avec l’aide des arts… et des amis.

extrait de "Makina Voice" à la mutuelle à Nantes
Extrait de « Makina Voice » 2014, festival « Millefeuilles » à Nantes

La Charrue : _ Ca fait combien de temps que tu vis dans le coin ?

Annie Lam : _ Je vis à Moisdon la Rivière depuis 2005, à « Gravotel » plus précisément, auparavant tenu par les frères Paulico, et devenu depuis lors un mythe régional ! Ceux-ci ont ouvert un premier bar-concerts associatif que j’ai fait évolué avec eux durant 7 ans. Cet endroit a toujours eu une vocation libertaire voire libertine. Aujourd’hui, c’est une structure de résidence, d’expérimentations et de diffusions artistiques de tous bords mais de qualité.

La Charrue : _ Vous travaillez souvent avec d’autres artistes du coin , qui ?

Annie Lam : _ Gravotel diffuse des artistes hétéroclites, du coin ou d’ailleurs, des amis, des connaissances, pour des soirées festives au gré des événements, des imprévus, des disponibilités, des envies. ce sont des soirées privées dans le sens associatif, où tout le monde peut y participer après une petite présentation en amont. la prochaine sera peut être la fête de l’équinoxe d’automne.

La Charrue : _ Merci d’avoir répondu à ces quelques questions qui aurons permis, nous l’espérons, d’expliquer un peu ton travail et donner envie aux gens de venir vous voir.

Annie Lam : _ Merci, et au 12 septembre à La Charrue »

Diffusion du documentaire « du breton dans ma télé »

Dans le cadre de la semaine de la langue bretonne Mardi 1er Avril 20h30 : Diffusion et débat autour du film « Du breton dans a télé », produit par Canal Ti Zef et les pieds dans le paf 44, 25 minutes en francais et en breton. Dans les années 70, Youenn Gwernig, poète, romancier et chanteur breton, refuse de payer sa redevance télévisuelle pour protester contre l’absence d’émissions dans sa langue. Quelques années plus tard il deviendra directeur des programmes en langue bretonne sur la télé régionale.  En 2003, France 3 Ouest les émissions de bretons en Loire-Atlantique, un collectif « du Breton dans ma télé » se crée à Nantes pour le retour de « red an amzer » dans le département.
L’occasion d’un débat sur la régionalisation et la place du breton en 44.

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